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Le Bouddhisme selon Alain Grobon

De la différence entre l’enseignement de ma vie, qui m’a amené à être proche du Bouddhisme, et de celui des autres écoles de pensée.

 

Depuis ma naissance, tout comme tout le monde du reste, j’ai vécu entouré de gens ayant enraciné en eux de multiples croyances contradictoires, un droit que d’ailleurs je ne leur conteste pas. Mais là où le bât blesse c’est qu’ils n’ont cessé d’interférer dans ma vie pour que je me conforme à leurs dogmes variés (allant des cultes les plus farfelus à l’athéisme), et il font de même envers nous tous, de sorte que toute le monde en souffre. Il y a certaines personnes qui en deviennent folles.

L’intolérance dont ils font preuve est la seule constante de leur comportements. Comme me l’a dit avec humour Kevin Lock, un sioux : «Votre société et vos croyances changent tout le temps,alors que vous dites de chacune d’elles quelle est la vérité. Comment voulez-vous qu’on puisse s’y adapter ?»

Ils ne supportent pas qu’on soit différents d’eux. Depuis ma naissance jusqu’à ce jour, cela les irrite et parfois conduit à la haine contre moi (non pas en raison de ce que l’on fait mais en raison de ce que l’on est). Ce comportement se rencontre essentiellement chez les adeptes des religions abrahamiques (issues de la Bible), mais parfois aussi parmi les sectes, officielles ou non.

Ils ont tous en commun une chose qui m’a été épargnée parmiracle: leurs croyances leur ont été inculquées par des tiers (depuis l’enfance le plus souvent, mais pas toujours).

A contrario toute ma vie (voir mon autobiographie sur Facebook) j'ai refusé les écoles et l’endoctrinement des églises. Et pas seulement au sens symbolique: enfant et adolescent je me suis enfui deux fois par refus du brain-washing. La première du Lycée Carnot de Cannes où ma mère m’avait placé en pension (où je me faisais engueuler pour étudier le zen de Suzuki ou la pensée de Teilhardt de Chadin) et la seconde quen je parti à pied à travers les montagnes d'un camp de vacances des Jeunesses d’Action Bibliques en Isère, un endroit où les pasteurs voulaient me faire jurer de consacrer ma vie au Christ.

En outre ma scolarité officielle n’ayant duré que 4 ans - en tout et pour tout -, presque tout ce je que je sais, personne ne me l’a inculqué, je l’ai découvert seul durant toute ma vie car j’ai toujours aimé apprendre. De plus - depuis mes cours de catéchisme au cours desquels le curé n’a jamais pu répondre à aucune de mes questions autrement que par un «C’est un mystère mon fils» - je n’ai jamais pu adhérer aux enseignements "Ex cathedra" (du haut de la chaire) qui ne sont étayés par aucune preuve, ni n’apportent aucun élément logique qui permette d'y adhérer de façon rationnelle, ou même intuitive.

Ce principe du "Croyez-moi" qu'utilisent toutes les religions abrahamiques, sans qu’il n’y ait JAMAIS aucune invitation à expérimenter par soi-même la véracité des propos m’a toujours profondément choqué.

C’est pourquoi je ne suis adepte d'aucune école de pensée, hormis de celle qui a résulté naturellement en moi de mes expériences de vie. Elles proviennent pour la plupart soit des inluences amérindiennes de mes lointains ascendants qui sont encore très puissantes en moi, soit des combats physiques ou moraux, de la guerre et de la chasse que j'ai subis ou pratiqués et des vies que j'ai prises (et ce pourquoi je n'ai aucun regret).

Cette vie m'a fait évoluer vers un ensemble cohérent de pensées justes, dont j'ai découvert plus de trente ans après qu'elles existaient déjà dans le Bouddhisme, sur lequel - et jusqu'à 60 ans - je n'avais aucune idée.

A titre d’exemple: en parfait complément de la sophrologie que j’ai pratiqué depuis l’age de 15 ans, c’est la guerre et la chasse qui a induit en moi l‘Attention juste - tant sur les phénomènes intérieurs de mes pensées et émotions que sur le monde extérieur - car elle m’était indispensable pour éviter le danger et réussir dans mes actions. Cette méditation que je pratiquais en permanence avait pour but le contrôle de mes pensées parasites et de mes émotions, car tant les unes que les autres constituent des handicaps dans la vie d’un homme d’action.

Des décennies après j'ai appris que le Bouddhisme l’enseignait sous le nom de Vipassana.

Lorsqu’en 1998 j’écrivis le livre jamais publié de «Où vas-tu la vie ?», tout au long de cet ouvrage j’ai incité mes lecteurs à cesser d’être des reflets pour devenir des foyers. De ce texte est né en 2001 le site http://sens-de-la-vie.com/, dans lequel je ne cesse de dire :

-    Cessez d’être des reflet de valeurs créés par d’autres que vous-même.
-    Devenez des foyers: cessez de croire et apprenez à VOIR par vous-même.
-    Expérimentez si ce que je dis (ou quiconque d’autre) est vrai ou faux.
-    Doutez de moi - et de tout le monde - jusqu’à ce que vous compreniez par vous-même.

Je croyais agissant ainsi apporter une contribution importante à la psychosphère humaine. Erreur!

Quelques années plus tard quand je me mis à étudier sérieusement le Bouddhisme cela me permit de découvrir que cette façon d’aborder l’enseignement était déjà celui du Bouddha depuis plus de 25 siècles, puisqu’il n’a jamais cessé d’insister auprès de ses disciples à expérimenter par eux-même ses propres dire.

Lorsqu’enfin j’appris que le bouddhisme se dressait, unique, dans l'histoire de la pensée humaine en niant l'existence de Dieu ou d'une  âme au sens chrétien du terme j’en fus très choqué, car ces deux concepts étaient profondément impantés en moi. Pourtant je ne pouvais pas rejeter le fait que cette idée puisse être vraie puisque que le 19 décembre 1999 «j’avais éprouvé» (*) une situation dans laquelle toute forme de moi avait disparu, un état qui dura 6 mois..

Je décidais de mieux le comprendre par la méditation et de là (en juillet 2003) je me coupais volontairement de ma vie sociale (sauf sur Internet), de ma femme, et m’abstint pendant 6 ans de femmes et de toute formes de vie sexuelle. Pratiquant 6 heures en moyenne de méditation par jour. A ce terme j’ai compris, je devrais dire que j’ai vu, que le Bouddhisme disait vrai dans ce domaine et beaucoup d’autres.

En somme j’ai découvert largement après soixante ans que j’étais bouddhiste SANS LE SAVOIR.

Pour compléter mes lectures antérieures je viens de prendre connaissance du site http://www.bouddhisme-thailande.com/ dont je ne puis dire qu’une seule chose : lisez-le, le Bouddhisme y est présenté de façon admirable aussi claire qu’intelligible.

Merci à Phra  Khitivetto

Amitiés à tous.


(*) En fait il n’y a personne qui éprouve quoi que ce soit, mais c’est impossible à expliquer. La seule chose que je puisse désormais affirmer est que l’illumination au sens plein ne peut pas être un état de concience.

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