bouddhisme-thailande.com

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Index de l'article
Vipassana selon Sayadaw U Kundalabhivamsa
La méditation en posture assise
La méditation en marche
Toutes les pages

II. LA MÉDITATION EN MARCHE

Il y a quatre façons de noter pendant la marche.

1. Vous faites une note à chaque pas
2. Vous faites deux notes à chaque pas
3. Vous faites trois notes à chaque pas
4. Vous faites six notes à chaque pas

1. La première méthode consiste à faire une note à chaque pas. Vous notez alors simplement : "gauche, droite". Lorsque vous notez "gauche", essayez de maintenir votre esprit focalisé du début à la fin du mouvement Vous devez vous concentrer avec le plus de précision possible, sur le mouvement graduel vers l'avant. Ne vous attardez sur à la forme physique du pied. De même lorsque vous notez "droite", concentrez-vous sur le mouvement graduel vers l'avant. Vous devez essayer de suivre les différentes étapes de ce mouvement, en ignorant la forme physique du pied.

2. La deuxième méthode consiste à faire deux notes à chaque pas. Vous notez alors de la façon suivante : "lever, baisser, lever, baisser". Vous devez être conscient du mouvement graduel vers le haut, tel qu'il se produit, étape par étape, et ignorer la forme physique du pied, son apparence extérieure. Lorsque vous notez "baisser", vous devez également vous concentrer sur la nature du mouvement progressif et lent vers le bas, et oublier l'apparence extérieure du pied.
La forme extérieure, l'apparence physique, est conventionnellement appelée "pied", mais n'est qu'un concept. En Pali, " concept " se dit " pannatti". Les concepts n'ont rien à voir avec vipassana. Dans la pratique de vipassana, la seule chose qui importe, c'est la Réalité, "paramattha". Dans ce cas-ci, paramattha, c'est l'élément de mouvement. C'est cet élément, " vayo dhatu ", qui rend le mouvement possible. Vayo dhatu, c'est paramattha, la réalité. Vous devez essayer de vous concentrer avec le plus de précision possible et de façon ininterrompue sur l'élément vayo, de façon à le réaliser.

3. La troisième méthode consiste à faire trois notes à chaque pas : "lever, avancer, baisser". Lorsque vous élevez le pied, vous devez être attentif de façon ininterrompue aux différentes étapes du mouvement vers le haut. Lorsque vous notez "avancer", vous devez observer le mouvement graduel vers l'avant. Et lorsque vous notez "baisser", vous devez être très attentif au mouvement graduel vers le bas.

Vous devez observer tous ces mouvements avec beaucoup d'attention et de façon très précise, au moment même où ils se produisent. La prise de conscience de ce mouvement doit être synchronisée avec le mouvement lui-même. La conscience du mouvement doit surgir à l'instant même où le mouvement a lieu. Le mouvement, c'est la réalité ultime, c'est "paramattha". Lorsque votre concentration sera devenue forte, et que vous noterez "lever", vous réaliserez par vous-même, non seulement le mouvement graduel vers le haut, étape par étape, mais aussi la sensation de légèreté croissante qui est associée à ce mouvement vers le haut.

Lorsque vous noterez "avancer", vous réaliserez non seulement le mouvement graduel vers l'avant, étape par étape, mais également une sensation de légèreté grandissante qui est associée à ce mouvement vers l'avant. Lorsque vous noterez "abaisser", vous réaliserez non seulement le mouvement graduel vers le bas, étape par étape, mais également une sensation grandissante de lourdeur qui est associée à ce mouvement vers le bas. Toutes ces réalisations auront pour résultat d'éveiller chez le yogi l'enthousiasme pour la pratique. C'est le début de la Sagesse, le début de la Vision Pénétrante.

Expérimenter la légèreté, c'est expérimenter les caractéristiques de l'élément "tejo" - élément de chaleur et de froid - et de l'élément " vayo " - élément de mouvement ou d'air. Expérimenter la lourdeur, c'est expérimenter les caractéristiques de l'élément "pañhavã" - élément de terre, d'extension, de dureté - et de l'élément "apo" - élément de cohésion et de fluidité. Ressentir et réaliser de cette façon les manifestations de l'esprit et de la matière, c'est commencer à comprendre correctement la nature intrinsèque des processus physiques et mentaux, c'est commencer à les voir tels qu'ils sont réellement.

4. La quatrième méthode consiste à faire six notes à chaque pas : "début du mouvement d'élévation, fin du mouvement d'élévation; début de l'avancement, fin de l'avancement; début de l'abaissement, fin de l'abaissement". Le début du mouvement d'élévation, c'est lorsque le talon quitte le sol. La fin de ce mouvement, c'est lorsque le pied tout entier, y compris les orteils, n'est plus en contact avec le sol. Le début de l'avancement, c'est lorsque le pied commence à s'avancer, la fin de l'avancement, c'est lorsque le pied est sur le point d'entamer le mouvement vers le bas. Le début de l'abaissement, c'est lorsque le pied commence à descendre, et la fin de ce mouvement, c'est lorsque le pied touche le sol. Cette quatrième façon de noter consiste donc simplement à noter, à chaque fois, le début et la fin des trois mouvements de base.

Il y a une autre façon de faire six notes à chaque pas. Vous notez chaque fois le phénomène mental, c'est-à-dire l'intention, et ensuite le phénomène physique : "Intention de lever, lever ; intention d'avancer, avancer ; intention de baisser, baisser".

Il y a encore une autre façon de faire six notes à chaque pas. Vous notez alors de la façon suivante : "lever le talon, lever le pied, avancer, baisser, toucher, presser." Lorsque vous notez "lever le talon", vous observez simplement le début de ce mouvement d'élévation. Lorsque vous notez "soulèvement", vous observez le pied qui décolle du sol, les orteils ne sont plus en contact avec le sol. Lorsque vous notez "avancer", vous observez le mouvement vers l'avant, lorsque vous notez "baisser", vous observez le début de ce mouvement d'abaissement, lorsque vous notez "toucher", vous notez le contact du pied avec le sol, lorsque vous notez "presser", vous observez le fait que le pied prenne fermement appui sur le sol de façon à permettre à l'autre pied de s'élever. Donc vous notez six mouvements : "lever le talon, lever le pied, avancer, baisser, toucher, presser."

Cette dernière façon de noter est excellente. Elle permet aux méditants de progresser très rapidement.

III. LA MÉDITATION DANS LES ACTIVITÉS QUOTIDIENNES

La méditation dans les activités quotidiennes, c'est être très attentif, tout au long de la journée ; c'est observer minutieusement toutes les activités qui font partie de la routine quotidienne. Ce n'est pas la méditation assise, ce n'est pas la méditation en marche, c'est tout ce qui se passe en dehors de ces deux pratiques de méditation formelle. Par exemple, le fait d'ouvrir une porte, de la fermer, de faire son lit, de changer de vêtements, de faire la lessive, de préparer le repas, de manger, de boire, etc... Vous devez être attentif à tout cela, en détail, tout au long de la journée.

1. L'attention pendant les repas

Lorsque vous voyez la nourriture sur la table, vous devez noter "voir, voir". Lorsque vous tendez la main pour prendre la nourriture, vous notez "tendre, tendre". Lorsque vous touchez la nourriture, vous notez "toucher, toucher". Lorsque vous poser la nourriture sur votre assiette, vous notez "poser, poser". Lorsque vous portez la nourriture à la bouche, vous notez "porter, porter". Lorsque vous penchez la tête pour prendre la nourriture, vous notez "pencher, pencher". Lorsque vous ouvrez la bouche, vous notez "ouvrir, ouvrir". Lorsque vous déposez la nourriture dans la bouche, vous notez "déposer, déposer". Vous relevez la tête, et vous notez "relever, relever". Vous mâchez et vous notez "mâcher, mâcher". Vous reconnaissez le goût, et vous notez "reconnaître, reconnaître". Vous avalez, et vous notez "avaler, avaler".
Telles sont les instructions de notre bienfaiteur le Vénérable Mahasi Sayadaw. C'est ainsi qu'il pratiquait lorsqu'il prenait ses repas. Et vous devrez noter tous ces mouvements de façon précise, énergique et sans interruption.

Au début, cela ne sera pas facile d'être attentif à tous ces petits détails. Il y a probablement beaucoup de choses qui vont passer inaperçues. Mais il ne faut pas vous décourager. Lorsque votre concentration se sera approfondie, il vous sera facile de noter tous ces mouvements.

Au début de la pratique, il est recommandé de limiter l'attention à un seul mouvement, celui qui vous apparaît de façon prédominante. Quel est le mouvement qui vous apparaît le plus clairement? Si c'est par exemple le mouvement de la main qui s'avance pour prendre la nourriture, vous devez noter ce mouvement chaque fois qu'il a lieu. Vous ne pouvez pas vous permettre de ne pas le noter, ne fût-ce qu'une seule fois. Si c'est le fait de baisser la tête qui est prédominant, vous notez "baisser, baisser", sans omission. Si c'est le fait de mâcher qui est prédominant, vous notez "mâcher, mâcher", en essayant de noter ce mouvement chaque fois qu'il a lieu. Vous devez vous choisir un ou deux mouvements comme objet primaire d'attention et le noter chaque fois qu'il a lieu, sans omission.

Vous allez ainsi prendre l'habitude de focaliser votre attention sur un objet, de façon précise et ininterrompue, votre concentration va petit à petit s'approfondir, et vous pourrez ensuite noter les autres mouvements de façon continue. C'est de cette façon que vous devez procéder quand vous pratiquez la méditation pendant les repas, si vous voulez progresser dans les étapes de connaissance vipassana.
Le mouvement qui consiste à mâcher la nourriture est particulièrement intéressant. Notre bienfaiteur, le Vénérable Mahasi Sayadaw, a un jour fait remarquer que seule la mâchoire inférieure bouge lorsque l'on mâche. Le terme " mâcher " s'applique au mouvement de la mâchoire inférieure.

Lorsque vous pratiquez l'attention à ce mouvement, essayez donc de noter la façon dont la mâchoire inférieure bouge, observez avec précision et pénétration. Si vous faites cela, votre observation va atteindre un très bon niveau, et vous pourrez alors passer à l'observation de tous les mouvements que vous êtes amené à faire au moment où vous mangez.

2. L'attention au fait de s'asseoir

Se tenir debout, se pencher, s'étirer, s'asseoir, sont des comportements qui font également partie de la méditation dans les activités quotidiennes. Si vous êtes réellement attentif, de façon précise, vous pourrez voir qu'avant de vous asseoir, il y a l'intention de le faire. Ceux qui ont un bon niveau de concentration voient facilement cette intention. Il faut donc essayer de percevoir l'intention de s'asseoir et noter "intention de s'asseoir, intention de s'asseoir". Lorsque le mouvement se produit réellement, on note "s'asseoir, s'asseoir".

Lorsque vous notez "s'asseoir, s'asseoir", vous devez essayer d'oublier la forme extérieure de votre tête, de votre corps, de vos jambes, etc... Vous devez vous concentrer avec précision sur la nature du mouvement graduel vers le bas, étape par étape et observer à l'instant même où le mouvement a lieu.
L'observation doit se faire dans l'instant présent. Vous devez être capable d'observer de façon précise les différentes étapes de ce mouvement vers le bas. Soyez très attentif et très précis, de façon à réaliser la véritable nature de ce mouvement, paramattha. Si vous savez vous concentrer sur le mouvement lui-même et si vous êtes capable de l'observer dans l'instant présent, vous réaliserez par vous-même, très clairement, non seulement le mouvement graduel vers le bas, mais également une sensation grandissante d'alourdissement qui accompagne ce mouvement vers le bas.

3. L'attention au fait de se redresser et de se lever

Lorsque vous passez à la station debout, et que vous êtes très attentif, de façon précise, vous verrez que le désir de passer à la posture debout apparaît en premier lieu. Vous devez alors noter : "intention de se relever, intention de se relever". Cette intention va activer vayodhatu l'élément mouvement ou air qui va vous pousser vers le haut. Vous allez vous pencher vers l'avant pour accumuler de l'énergie tout en notant : "accumuler de l'énergie, accumuler de l'énergie". Si vous étendez la main sur le côté pour prendre appui sur le sol, vous notez "prendre appui, prendre appui".

Le corps se remplit d'énergie et s'élève progressivement. C'est ce mouvement vers le haut qui est appelé : passer à la station debout, se relever. Vous notez donc "passer à la station debout, passer à la station debout". Mais ces expressions, ces mots ne sont que des concepts, des conventions, dans la méditation vipassana, c'est la nature du mouvement ascendant qui doit être observée. Vous devez donc essayer de vous concentrer le plus précisément possible sur le mouvement graduel vers le haut, au moment même où il a lieu, vous devez rester dans l'instant présent. Si vous réussissez à maintenir votre esprit fixé sur ce mouvement, au moment même où il a lieu, si vous réussissez à observer de façon précise et ininterrompue la nature de ce mouvement vers le haut, paramattha, vous réaliserez une sensation grandissante de légèreté qui apparaît associée à ce mouvement progressif vers le haut.

Vous réaliserez par vous-même qu'une sensation d'allègement progressif accompagne le mouvement vers le haut et qu'une sensation d'alourdissement progressif accompagne le mouvement vers le bas. Réaliser la légèreté, c'est voir la nature de vàyo dhatu et de tejo dhatu (élément air et élément feu). Réaliser la lourdeur, c'est voir la nature de pathavi dhatu et apo dhatu (élément terre et élément eau).

4. Voir l'apparition et la disparition des phénomènes

Maxime: Pour réaliser udayabbaya ñana il faut percevoir les caractéristiques spécifiques des phénomènes.

Le méditant ne pourra expérimenter udayabbaya ñana, la connaissance des apparitions et disparitions, que s'il perçoit la nature spécifique des phénomènes. S'il a réussi à voir la nature des phénomènes, il pourra voir les apparitions et les disparitions, telles qu'elles se produisent de moment en moment. Il voit une première apparition suivie de sa disparition, puis une deuxième, également suivie de sa disparition, puis une troisième, suivie de sa disparition, et ainsi de suite... Voir clairement les apparitions et les disparitions, c'est expérimenter sankhara lakkhana, la caractéristique des phénomènes conditionnés.

Si vous poursuivez votre pratique et que vous continuez à observer les apparitions et les disparitions, votre concentration va s'approfondir et atteindre un très bon niveau. Les apparitions vont alors devenir indistinctes, par contre, les disparitions deviendront de plus en plus manifestes. Lorsqu'il expérimente les dissolutions de façon aussi claire, le méditant réalise qu'aucun phénomène n'est permanent.

Il verra progressivement que la conscience des phénomènes disparaît aussi et réalisera ainsi l'impermanence de l'esprit ; les phénomènes sont tous impermanents, anicca, qu'ils soient physiques ou mentaux,. La rapide succession des disparitions va commencer à l'oppresser ; le méditant souffre et réalise que cette souffrance, c'est dukkha. Il va alors essayer d'empêcher ces apparitions et ces disparitions, mais il se rend compte qu'il ne peut rien faire, que ces dissolutions se produisent d'elles-mêmes. Ce flux est inéluctable, c'est un phénomène incontrôlable, anatta. Lorsque sa vision pénétrante de anicca, dukkha, anatta devient très claire et profonde, le méditant sera mûr pour de nouvelles expériences.

Voilà comment le méditant réalise samanna lakkhana les caractéristiques générales des phénomènes - ils sont tous anicca, dukkha et anatta - par l'observation attentive des mouvements qui consistent à s'asseoir et à passer à la posture debout. Lorsque la connaissance de samanna lakkhana, la connaissance des caractéristiques générales des phénomènes, devient claire et pénétrante, le méditant peut espérer atteindre le but qu'il s'est fixé.

5. L'attention au fait de plier et d'étendre le bras

Les mouvements qui consistent à replier ou à étendre le bras, font également partie de la méditation dans les activités quotidiennes. Lorsque vous êtes sur le point de replier votre bras, si vous faites très attention, vous pourrez voir qu'il y a d'abord le désir de le faire. Vous devez alors noter : "désir de plier, désir de plier". Ensuite vous devez observer avec précision et très attentivement de façon à percevoir la nature du mouvement graduel de repli du bras. De nouveau, vous devez réussir à expérimenter la sensation grandissante de légèreté associée à ce mouvement de repli du bras. Mais vous n'y arriverez que si votre attention est précise et ininterrompue.

Vous observez le mouvement de repli du bras et éprouvez ensuite le besoin de l'étendre à nouveau. Si vous observez attentivement, vous verrez très distinctement le désir d'étendre le bras. Vous devez alors noter : "désir d'étendre, désir d'étendre" et, lorsque le bras se met en mouvement, c'est ce mouvement d'extension que vous observez au moment même où il se produit, tout en notant "étendre, étendre". C'est ce mouvement vers l'extérieur ou vers le bas, que l'on désigne par "étendre". Au fur et à mesure que le bras s'étend, la sensation de lourdeur s'intensifie.

Expérimenter les caractéristiques de légèreté ou de lourdeur, c'est expérimenter sabhava lakkhana, les caractéristiques spécifiques ou particulières des phénomènes.

Maxime : Pour réaliser udayabbayañana il faut percevoir les caractéristiques spécifiques des phénomènes.

Vous continuez alors à noter de cette façon, et réalisez petit à petit que cette légèreté et cette lourdeur apparaissent et disparaissent continuellement. Réaliser ainsi les apparitions et les disparitions, c'est réaliser sankhara lakkhana, les caractéristiques générales des phénomènes conditionnés. Ils ont tout un début, un milieu et une fin.

Au stade de bhanga ñana, la connaissance de la dissolution, il voit la dissolution du mouvement de repli et de détente du bras devient manifeste et très distincte. Le méditant réalise ainsi que le fait de replier le bras n'est pas permanent, il réalise que la conscience de ce phénomène n'est pas permanente non plus, il réalise que le mouvement de détente du bras n'est pas permanent, que la conscience de ce mouvement n'est pas permanente non plus.

Voilà comment le méditant peut arriver à une vision claire et pénétrante des caractéristiques de anicca, dukkha et anatta au moment où il observe les mouvements de repli et de détente du bras. Ces prises de conscience vont lui permettre d'atteindre les étapes avancées de connaissance vipassana et de réaliser son but.

BENEDICTIONS DE SAYADAW U KUNDALA

Vous qui avez écouté les instructions concernant les trois exercices de base de la méditation vipassana, puissiez-vous les appliquer dans votre pratique avec naturel et aisance, puissiez-vous tous atteindre les connaissances que vous espérez, puissiez-vous tous atteindre très rapidement la paix de Nibbana, l'extinction de toute souffrance.

Sàdhu, Sàdhu, Sàdhu.



Vous êtes ici : Meditation La méditation Vipassana Vipassana selon Sayadaw U Kundalabhivamsa