bouddhisme-thailande.com

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Index de l'article
Anapanasati Pratique
MÉDITATION SUR LA RESPIRATION
LES TRANSES SUR LE PLAN MENTAL
ANAPANNA-VIPASSANA
CONCLUSION
Toutes les pages

 

CONCLUSION

Un méditant, qui a maîtrisé la première ou la deuxième transe, y entre, s’y attarde un peu de temps pour l’expérimenter, puis en sort. Alors, il la contemple et en examine la joie (le facteur primordial contenu), perçoit sa nature impermanente, insatisfaisante, et sans ego, et continuant de développer son discernement, termine son pèlerinage spirituel comme indiqué ci-dessus, et atteint le sommet de la sainteté parfaite.

Un autre méditant, qui a maîtrisé la troisième transe, y entre, s’y attarde un peu, puis en sort. Alors, il contemple son facteur primordial (la quiétude), la nature de la transe-conscience et de son objet : il voit que toutes ces choses sont impermanentes, insatisfaisantes et sans ego. Le méditant, développant son discernement comme mentionné plus haut, complète son chemin et atteint la sainteté parfaite (l’état d’arahat).

Encore un autre méditant, qui a maîtrisé la quatrième transe où l’équanimité est le facteur primordial, entre en transe, l’expérimente, en sort et révise la nature de la transe, ses facteurs, son objet ; il voit que toutes ces choses sont impermanentes, insignifiantes, et sans ego. Développant vipassanâ (méditation du discernement), il complète son pèlerinage et atteint la parfaite sainteté.

Certains méditants pratiquent vipassanâ (développement du discernement) dés le départ, sans essayer de traverser les transes extatiques. Ils commencent avec l’attention portée sur l’inspiration et l’expiration. Alors, en contant les respirations tel que cela est mentionné au début, ils développent concentration et attention. Ensuite, ils ne comptent plus et développent l’attention sur l’amplitude des respirations, tant longues que courtes ; puis ils contemplent le début, le milieu et la fin des inspirations et expirations. Ils examinent les sensations provoquées par le toucher initial de l’air, sur le bout de leur nez ou sur leur lèvre supérieure et constatent que ces sensations sont impermanentes, insatisfaisantes, et sans ego. Suite à quoi, ils examinent la conscience (unité de mental), la perception (sanna), et les autres facteurs mentaux (sankhara) qui surgissent de concert avec ces sensations, et voient que tous sont impermanents, de ce fait insatisfaisants, et sans substance (sans ego).

Ainsi, ils développent le discernement (vipassanâ) et parcourent les étapes : pureté de vue (ditthi-visuddhi), pureté par la victoire sur l’incertitude (kankha-vitarana-visuddhi), pureté par la discrimination entre voie exacte et voie erronée (maggamagga-nanadassana-visuddhi), et les neufs niveaux de discernement (anupassana), ou la pureté de pensée lors du développement du discernement (patipada-nanadassana-visuddhi). Lorsque les sept facteurs de la réalisation (bojjhanga) surgissent, ils les examinent et en constatent aussi l’impermanence. Ainsi, complétant leur pratique, ils atteignent les niveaux sacrés –l’entrée dans le courant (sotapatti), etc...– pour atteindre finalement l’état d’arahat.

 

SEIZE POINTS DE LA MEDITATION ANAPANA-SATI


(selon l’Anapana-Sati Sutta dans Majjhima-Nikaya)


Première tétrade

1. Le méditant inspire et expire avec attention,
2. Il inspire et expire avec l’attention portée sur la longueur des inspirations et expirations,
3. Il inspire et expire avec l’attention portée sur le début, le milieu et la fin de chaque inspiration et expiration,
4. Tout en calmant ses respiration, il inspire et expire.

Deuxième tétrade

1. Le méditant s’entraîne à expérimenter la joie dans la première et la deuxième transe extatique,
2. il s’entraîne à expérimenter le soulagement dans la première, la deuxième et la troisième transe extatique, en inspirant et en expirant,
3. il s’entraîne à expérimenter et discerner sentiments et perceptions, en inspirant et expirant (dans toutes les quatre transes),
4. il s’entraîne à inspirer et à expirer en calmant ses inspirations et expirations.

Troisième tétrade

1. Le méditant s’entraîne à percevoir le mental (en transe), en inspirant et en expirant,
2. il s’entraîne à expérimenter la joie dans la première, la deuxième et la troisième transes, en inspirant et en expirant,
3. il s’entraîne à inspirer et expirer en maintenant son mental fixé sur l’objet contrepartie,
4. il s’entraîne à libérer son mental des entraves lors de l’entrée en transe et dans la première transe, libérant son mental des pensées attentives et soutenues dans la deuxième transe, le libérant de la joie dans la troisième transe, ainsi que du soulagement (ou sentiment plaisant) dans la quatrième transe, le libérant également des passions en pratiquent vipassanâ jusqu’à ce qu’il atteigne l’état d’arahat.

Quatrième tétrade

1. Le méditant s’entraîne à contempler l’impermanence en inspirant et en expirant (même sans atteindre les transes),
2. il s’entraîne à percevoir l’arrêt momentané des états mentaux et physiques pour enfin réaliser nibbâna tout en continuant d’inspirer et d’expirer,
3. il s’entraîne à voir l’arrêt momentané des états mentaux et physiques, ainsi que des passions tout en inspirant et en expirant,
4. il s’entraîne à abandonner les passions par la pratique de vipassanâ, et de percevoir nibbâna dans les quatre étapes sacrées.




Vous êtes ici : Meditation La méditation Anapanasati Anapanasati-pratique