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Index de l'article
Anapanasati Pratique
MÉDITATION SUR LA RESPIRATION
LES TRANSES SUR LE PLAN MENTAL
ANAPANNA-VIPASSANA
CONCLUSION
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LES TRANSES SUR LE PLAN MENTAL


A ce stade, le méditant étend et déploie l’objet contrepartie (sa lumière) sans limite dans l’espace conceptualisé. Après avoir vu mentalement la lumière s’étendre partout dans cet espace, il doit y fixer son mental et s’y maintenir un court temps. A ce moment, il émerge de la transe, et se rappelle ce qu’il y a vu. Quand il le voit nettement, il doit vouloir avec détermination que cette même lumière disparaisse. Après un certain effort, il sera capable de la faire disparaître et de voir l’espace conceptualisé vide. Ce n’est pas une réalité, mais un concept. Il doit fixer son mental fermement sur cet espace conceptualisé et infini, il y réussira après quelque effort. Ce stade de concentration du mental est une transe extatique dans laquelle le mental est fixé sur l’espace conceptualisé et infini (akasanan-cayatana-samadhi). C’est la première transe du Plan Mental Pur. Le méditant doit assimiler cette transe toujours par les mêmes cinq moyens. Après une certaine connaissance de cette transe, il sentira que cet état est encore proche des états matériels de la vie, et qu’il doit faire un effort pour atteindre un état plus fin de sérénité mentale. Il entrera en transe et en sortira pour se rappeler toute la nature de celle-ci, et essaiera d’assumer l’état du mental qu’il avait juste avant. Après un certain effort, il devrait être capable d’assumer l’état de conscience de ses transes extatiques antérieures.

Puis, après un effort, il sera capable de fixer son état de conscience présent sur celui précédent, comme indiqué. Ainsi fixera-t-il son mental sur un concept très subtil. Dans cet état là, son mental deviendra beaucoup plus fin qu’auparavant. Ce type d’état du mental concentré s’appelle « l’état de la conscience infinie » (vinnanam-cayatana-samadhi). C’est la deuxième transe du Plan Mental Pur. Le méditant doit assimiler cette transe par les cinq moyens, comme chaque fois. Après l’avoir assimilée et expérimentée à fond, il s’en habitue et en devient insatisfait, et il aspire à ce que son mental et son objet contrepartie soient encore plus fins. Ainsi il entre en transe, expérimente en profondeur la béatitude de celle-ci, s’éveille en dirigeant son attention vers la nature d’absence de conscience de l’espace infini du moment présent. Au départ, il éprouve de la difficulté à maîtriser son mental, mais après quelques efforts, il pourra réussir et être capable de fixer son mental sur la nature de l’absence de l’espace infini. Il entrera alors dans la troisième transe où son mental se fixe sur la nature de l’absence de conscience de l’espace infini. Cela s’appelle « la transe du néant » (car dans cette transe le mental est fixé sur l’absence de conscience de l’espace infini).Cette transe doit aussi être assimilée par les mêmes cinq moyens de compréhension. Suite à cela, il rentre dans cette même transe, en émerge peu après, et se rappelle la nature de son mental dans cette troisième transe et constate qu’elle est très fine. Ensuite, il fixe sa conscience présente (mental) sur la conscience de la transe passée (extase) et en expérimente la sérénité et la béatitude. A ce stade, il sent qu’il s’agit de l’état le plus haut et le plus fin du mental, ni conscient, ni inconscient (neva-sanna-nasanna).

Certaines personnes se méprennent sur cet état en le confondant avec celui de l’Éternelle Béatitude, le Nirbbana. Ces personnes qui ont développé la concentration jusqu’aux quatre transes successives juste évoquées, à savoir : la transe de l’espace infini, celle de la conscience infinie, celle de l’absence de conscience précédente, et celle de l’état ni conscient, ni inconscient, demeurent après l’abandon de leur corps physique grossier dans un état purement mental (ou spirituel) pour de longues durées.

Bien que certains méditants atteignent ces états-là, ils demeurent dans le monde. Car après qu’ils aient joui d’une béatitude de paix dans de tels états, autrement dit, après que la force qu’ils ont accumulée par leurs pratiques, s’épuise- ils retournent dans ce monde-ci. S’ils veulent revenir vers le même plan mental, ils doivent de nouveau exercer toute la pratique depuis le début. Notre bodhisatta (Bouddha avant son illumination), l’ascète Siddhatta Gotama, développa la concentration jusqu’à atteindre la transe de l’état ni-conscient-ni-inconscient. Il l’examina et trouva que la paix qu’il procure ne dure qu’un temps : cette paix n’est donc pas éternelle. C’est pourquoi il l’abandonna, cherchant par ses propres moyens jusqu’à découvrir la voievipassanâ, qu’il parcourut pour atteindre la totale réalisation. Ce dernier système s’appelle anapanna-vipassanâ.

 



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